Burkina-Faso de quelle révolution parle-t-on après la chute de Blaise ?

BILLET D’HUMEUR Avec la chute vraiment imprévisible du super- président Blaise comparé au Burkina-Faso. Poussé à une démission forcée, par son peuple très en colère ce 31 octobre. J’attends très souvent le mot révolution, qui revient très souvent dans les discours, les analyses et les coups de gueule. Comme pendant le printemps arabe au Maghreb.

Je me suis alors demandé, mais de quelle révolution parle-t-on avec cette grande confusion qui règne au tour du pouvoir après le départ de ce dernier?

Pour mois de façon classique, quand on parle de révolution, c’est qu’on a un plant ou une feuille de route ou encore une solution, ou quelque chose d’autre à proposer, au faite c’est un peu comme un coup d’Etat préparer d’avance. Une fois que la révolution a réussi, comme c’est le cas au Burkina Faso. Automatiquement on passe à l’exécution de cette feuille route. Ce qui n’est pas le cas. Quand on sait que le peuple burkinabé lui-même est surpris de son propre succès ? Pire encore l’opposition politique affirme elle même d’être-surprise par la chute aussi rapide du président Blaise. Voilà pour quoi moi je préfère les mots printemps burkinabè ou insurrection populaire.

--Images des manifestant anti militaire à Ouagadougou, le 2 novembre 2014. (ISSOUF SANOGO / AFP)

–Images des manifestant anti militaire à Ouagadougou, le 2 novembre 2014. (ISSOUF SANOGO / AFP)

Alors au regard de cette grande confusion qui règne à Ouagadougou et dans tout le pays autour du pouvoir, l’amateurisme et les erreurs de la classe politique de l’opposition, après la chute du super président Compaoré. Nous montre que le mot révolution n’a pas vraiment ça place ici. Car rien et rien n’a été prévus au paravent comme dans une révolution populaire classique pour faire face à une telle simulation au pays des hommes intègres. Tout est improvisé, alors impossible d’éviter les erreurs, avec des équations à plusieurs inconnus.
Une opposition politique qui est sensée prévoir un certain nombre de choses ne l’as pas fait, sans oublier la société civile. Trop de cafouillage ! Trop d’amateurisme politique ! En démocratie  comme le dira l’autre « chasser quelqu’un n’est pas mauvais, mais c’est la gestion après ce dernier qui est compliquée. Tout le monde entier vous regarde oh ! » Surtout si rien n’a été prévu auparavant cas comme c’est le  . Voilà pourquoi je me demande encore et encore de quelle révolution parle-t-on au Burkina-Faso.

–Images des manifestant anti militaire à Ouagadougou, le 2 novembre 2014. (ISSOUF SANOGO / AFP)

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abukm
Blogueur ivoirien passionné de traitement d'information et de nouveau médias ( web2.0), Pour moi bloguer c'est partager, témoigner, influencer et aussi apprendre.

2 Commentaires

  1. Analyse très juste et pertinente Cher Abukm.En effet,les mots printemps burkinabé ou insurection populaire sont mieux adaptés à la confusion qui règne en ce moment au Burkina Fasso.Une Révolution est un changement politique suivie d’actions concrètes.

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