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Émeutes en France : les réseaux sociaux au cœur des violences urbaines

Les réseaux sociaux sont désormais un enjeu politique dans les pays démocratiques. En temps de crise, la France veut les contrôler. Contagion africaine ? Rien n’est moins sûr !

Une balle tirée à bout portant tue Nahel, 17 ans, à Nanterre, en France le 27 juin 2023. Cette version de « légitime défense » du policier est contredite par des vidéos propagées sur les réseaux sociaux. Les jours suivants, des violences éclatent entre jeunes manifestants et forces de l’ordre dans plusieurs villes.

Les policiers « en guerre »

Pillages, dégradation de bâtiments officiels et destruction de biens privés, domicile d’un maire attaqué à la voiture bélier, opérations coups de poing et arrestations… Les vidéos des affrontements sont massivement relayées sur les réseaux sociaux. Les policiers se disent « en guerre » contre les « nuisibles et les hordes sauvages ». Le président Emmanuel Macron n’a pas de solution pour arrêter les violences.

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Le numérique au service de l’éducation nationale

Contrôler les réseaux sociaux en temps de crise

Sa seule porte de sortie, c’est une attitude longtemps observée en Afrique et décriée pourtant par la France : contrôler et interdire les réseaux sociaux en temps de crise. Comme les présidents guinéen et sénégalais, le président français accuse les manifestants de « mimétisme de la violence ».

Il demande alors à Snapchat et TikTok ainsi qu’aux autres plateformes de retirer les contenus sensibles. Son gouvernement menace de « définir les utilisateurs des réseaux sociaux qui participent à la commission d’infractions ».

Livrer les adresses IP pour traquer les émeutiers

Certes, « la responsabilité des réseaux sociaux est capitale » dans les émeutes, mais des voix s’élèvent en France pour dénoncer « un totalitarisme de la multitude ». Peu importe. Le gouvernement « démocratique » Macron, comme les gouvernements dits « non démocratiques africains » met en mouvement l’autorité judiciaire. Celle-ci demande aux opérateurs de livrer les adresses IP, afin d’identifier « ceux qui s’en servent pour dire quand où et comment on va aller casser ça ».

En France, la révolte de Mai 68 qui a emporté le général de Gaule s’est faite grâce au transistor. Les réseaux sociaux vont-ils réussir la même prouesse, comme le souhaitent certains Français ? En attendant de connaître l’issue de ces émeutes attisées par les réseaux sociaux, le policier incriminé est mis en examen. La mère éplorée espère un procès. Pendant ce temps, le gouvernement et la rue hurlante se disputent la loyauté des réseaux sociaux.


Les 3 innovations au concours MoovAfrica Start-up Challenge 2022 en Côte d’Ivoire

MoovAfrica, dans de cadre de son programme social MoovInnovation a lancé un concours d’innovation Start-up Challenge 2022. Le but détecter et accompagner les jeunes startups d’innovation en Côte d’Ivoire.

MoovAfrica Start up Challenge 2022

Il faut noter que MoovAfrica Start up Challenge, est un concours de création d’application Panafricain dans les pays ou la compagnie est présente. La meilleure Start-up ivoirienne qui ira représenter la Côte d’Ivoire à la finale panafricaine qui aura lieu au Maroc. Avec tous les vainqueurs des 11 filiales du groupe Maroc Télécom.

La meilleure Start up ivoirienne gagne 10 Millions de Fcfa

A la clé de cette finale au Maroc, le vainqueur se verra décerner en plus d’un chèque de 10 Millions, l’opportunité de gagner un séjour de formation dans l’une des meilleurs Cylicone Valley au monde et cela grâce à MoovAfrica.
En Côte d’Ivoire, ce sont plus de 80 start-up qui se sont inscrites, et un travail minutieux des membres du a permis de sélectionner les six (06) finalistes qui ont pu competire le 28 octobre 2022 à Abidjan.

3 des innovations au Start up Challenge 2022 MoovAfrica

Au terme des présentations des innovations de chaque startup, les membres du jury ont décerné les prix aux 3 meilleures start-up du concours startup challenge 2022 MoovAfrica.

1 . Myservices Plus de la startup Knien

MoovAfrica Start up Challenge 2022

L’application MyService plus de la startup Knien remporte le premier grand prix du concours startup challenge 2022. La solution est une plateforme web de mise en relation à la demande selon les besoins partout et à tous moment dans les grandes villes comme Abidjan.
« Si vous avez besoin d’un plombier, d’un électricien, etc., il n’est plus nécessaire de vous promener pour en trouver. Il suffit d’aller sur notre application et vous avez toutes les offres de services à disposition » explique le co-fondateur Boizo Alexis.
La suite pour Knien, c’est de travailler pour représenter dignement la Côte d’Ivoire à la grande finale panafricainne au Maroc.

2 . Babimob

Le deuxième prix revient à l’application fintech Babimob qui propose une solution de paiement numérique pour révolutionner le marché du paiement mobile. Le but c’est de fédérer les autres moyens de paiement mobile existant en une plateforme unique de transaction.

3 . GreenMind

La startup GreenMind agritech rafle le troisième prix avec 3 million de Fcfa. Elle propose une solution numérique de partage des techniques et des bonnes pratiques de production en termes de rentabilité pour le monde rural en Afrique.

Il faut noter qu’il y avait pas mal de solution d’innovation pour les autres startups qui n’ont pas eu la chance de figurer dans le dernier carré. Notamment l’application Boudou une solution d’estimation de coût total de la construction de votre futur maison apres avoir exprimé tous vos besoins et une application d’e-santé et d’e-education.

Les actions citoyennes de Moov Africa


Sa compagnie de télécommunications, en plus de Moov Africa Start-up Challenge, porte, le programme Moov Innovation qui se décline en deux compétitions : Moov Application et Moov Solution. Pour ce programme, a précisé Lhoussaine Oussalah, 100 millions FCFA ont été distribués aux start-ups vainqueurs.
A cela, il faut ajouter, en termes d’actions citoyennes, l’équipement d’une dizaine de salles multimédias au profit des populations de l’intérieur du pays


La contribution du digital pour une meilleure mise en œuvre de l’accord de la ZLECAF

Le digital au service de la mise en œuvre de l’accord de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine. C’était la thématique à l’ordre du jour de l’afterwork organisé par le Cn Zlecaf ce 18 août 2022 à Abidjan Plateau à l’intention des blogueurs ivoiriens.

Dans la pratique, l’objectif de cette rencontre était de présenter officiellement l’accord de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine – ZLECAf aux blogueurs ivoiriens. Et en retour, comment est-ce que les blogueurs ivoiriens peuvent aider ou appuyer le Cn Zlecaf pour un meilleur relais d’informations correctes auprès des parties prenantes.

– Un libre accès à un marché de 1,2 milliard de consommateurs

En termes de chiffre, les échanges entre les pays africains restent insignifiants. Ils représentent environ 16% en 2021 selon la Banque Africaine de Développement. D’où la nécessité pour les États africains de capitaliser le potentiel de l’énorme marché africain pour les africains par les africains. C’est dans ce contexte qu’a vu le jour l’Accord de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine signé le 21 mars 2018 à Kigali par 44 pays. Il offrira un libre accès à un marché de 1,2 milliard de consommateurs avec un PIB de près de 3000 Milliards de Dollars US.

Selon la représentante du Ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, Monsieur Souleymane DIARRASSOUBA « Ce cadre d’échanges que représente l’Afterwork des blogueurs est, pour moi, l’occasion de solliciter solennellement votre engagement pour nous appuyer dans le relais et la diffusion d’informations pertinentes sur l’Accord de la ZLECAf, ses enjeux et opportunités pour les parties prenantes au niveau national ».

– Quelle contribution du digital pour une meilleure mise en œuvre de l’accord de la ZLECAf ?

Une présentation de l’accord ZLECAf avec des détails notamment les objectifs, les opportunités, les enjeux, le plan d’action stratégique, etc. ont été présentés et expliquer aux blogueurs ivoiriens. Ensuite, il était question de la contribution du digital pour une meilleure mise en œuvre de l’accord de la ZLECAf ?’’

Lors de son intervention, Madame Fatoumata FOFANA BOUNTY, Secrétaire Exécutive du CN – ZLECAf est revenue sur la volonté de l’institution de “transmettre les outils nécessaires aux blogueurs pour un meilleur relais d’informations sur la ZLECAf via les réseaux sociaux”.

Ce cadre d’échanges que représente l’afterwork des blogueurs est, pour moi, l’occasion de solliciter solennellement votre engagement pour nous appuyer dans le relais et la diffusion d’informations pertinentes sur l’Accord de la ZLECAf, ses enjeux et opportunités pour les parties prenantes au niveau national, affirme Madame Fatoumata FOFANA BOUNTY, Secrétaire Exécutive du CN – ZLECAf.

Elle a donc invité les blogueurs à s’approprier des outils pour une meilleure vulgarisation des activités de la ZLECAf.

Pour cela, les présidents de l’Union Nationale des blogueurs de Côte d’Ivoire (UNBCI) Foster N’CHO et de l’Association des Blogueurs de Côte d’Ivoire (ABCI) Rita pascale Kwaminan, ont affirmé leur volonté manifeste d’accompagner la ZLECAf dans leurs actions de communication et de vulgarisation d’accords de la ZLECAF.


Le numérique au service de l’éducation nationale

Le jeudi 1er septembre, la Fondation MTN CI a offert du matériel informatique d’une valeur de 3 millions au lycée municipal de Sassandra. La cérémonie s’est déroulée au cabinet de la ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, à Abidjan Plateau. 

C’est en présence du Directeur général de MTN-CI, M. Djibril Ouattara, et de la ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Mme Marietou Koné, que 10 ordinateurs ont été offerts au lycée municipal de Sassandra de la part de MTN CI afin de rééquiper la salle informatique dudit lycée. La Fondation n’hésite pas à faire plaisir aux lycéens de Sassandra, car elle est à son deuxième don, après celui de 2017. 

Investir dans le capital humain afin de contribuer à l’épanouissement des jeunes

Selon le Directeur général de MTN-CI, « ses actions sont visibles et donnent des résultats rassurants. C’est fort de cela que MTN Côte d’Ivoire a pris l’engagement d’investir dans le capital humain afin de contribuer à l’épanouissement des jeunes tout en restant résolument engagée pour leur formation ainsi que leur insertion sociale, professionnelle et économique ».

Il a continué ses propos en soulignant : « C’est dans le souci de renouveler certaines salles multimédia dont les équipements sont devenus vétustes que la Fondation MTN Côte d’Ivoire a choisi de rééquiper à nouveau ce lycée, qui a toujours démontré son appétence pour les TICS ». Enfin, Djibril Ouattara a exhorté les responsables du lycée à bien prendre soin de ces appareils. 

Le numérique au service de l’éducation nationale

Quant à la ministre, elle a exprimé sa gratitude à MTN pour tous les efforts dans le domaine de l’éducation. Elle a également souligné que ce geste cadre bien avec la vision du gouvernement dans sa politique d’équipement des collèges, lycées et universités en matière d’intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le programme d’éducation.

Dans le but de mettre le numérique au service de l’éducation. Il faut souligner, que la Fondation a équipé plusieurs établissements publics et privés de salles multimédias connectées à internet et en matériels informatiques à travers le pays. 


FINTECH CHALLENGE: comment mettre les startups d’innovation au service de la Banque

Le Groupe Banque Centrale Populaire (BCP) a procédé, ce vendredi 23 novembre à Abidjan, au lancement officiel de la première édition de son Fintech Challenge, un programme d’innovation ouvert aux Start-Up d’Afrique et d’ailleurs. A la clé de ce projet inédit, un partenariat durable et mutuellement bénéfique entre le groupe et les jeunes entreprises les plus prometteuses.

A l’ordre du jour de cet événement, une conférence-débat sur le thème « Banques – Start-Up : quels modèles de collaboration, pour quels impacts ? », tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement dont Mme Raymonde GOUDOU COFFIE, Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public, M. Souleymane DIARRASSOUBA, Ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, M. Claude Isaac DE, Ministre de l’Economie Numérique et de la Poste ainsi que de S.E.M. Abdelmalek KETTANI, Ambassadeur du Royaume du Maroc en Côte d’Ivoire. Cette conférence a connu la participation de plusieurs panélistes de renommée internationale : Cabinet de stratégie, Expert en digital, Incubateur, Start-Up… Des interventions de grande qualité qui ont donné lieu à des conclusions aussi riches que complémentaires.

Le programme Fintech Challenge intervient en pleine transformation du groupe BCP, qui vise à offrir à ses clients un meilleur accès à ses services ainsi qu’une plus grande valeur ajoutée.

En effet, dans un monde caractérisé par une évolution rapide des usages et des attentes, l’innovation est devenue le maître-mot. « Le groupe BCP connaît actuellement une réelle transformation, qui vise notamment à optimiser l’expérience client, dans laquelle le digital joue un rôle majeur. Afin d’accompagner cette dynamique, la nourrir et l’accélérer, notre groupe a décidé de s’ouvrir aux sources d’innovation externes, en particulier les Start-Up, afin de co-concevoir avec elles et déployer des solutions agiles et à fort impact, permettant de mieux répondre aux nouveaux besoins préalablement identifiés en relation avec les métiers », explique M. Kamal MOKDAD, Directeur Général du groupe BCP, en charge de l’International.

Dans la perspective de ce partenariat prometteur, le groupe BCP a lancé un appel à candidatures sur www.bcpfintech.com. Les Start-Up sélectionnées à l’issue de cet appel – qui reste ouvert jusqu’au 23 décembre 2018 – auront la possibilité de signer un contrat de collaboration avec la BCP et/ou ses filiales Banque Atlantique, et d’avoir ainsi une occasion privilégiée de donner un coup d’accélérateur à leurs activités et à leur croissance.

Pour rappel, le groupe BCP compte déjà des partenariats fructueux avec plusieurs Start-Up. D’autres, notamment dans le domaine du mobile payment, sont en cours de concrétisation.